Le corps, support de guérison

Pourquoi cette thérapie collabore-t-elle avec le corps ?

On a vu que la dissociation et la mémoire traumatique rendaient la personne anesthésiée, à distance d’ elle-même, et qu’ elle pouvait oublier l’ évènement traumatique ou des pans de sa vie.

Du coup, le seul témoin de l’ évènement traumatique qui s’ exprime par le biais d’intrusions comme une crise d’angoisse, ou des images violentes rappelant l’ évènement, c’ est : LE CORPS

LUI se souvient de tout.

Il a donc en mémoire les empreintes émotionnelles, physiques et sensorielles de l’ évènement


Le corps, par ses mouvements, ses sensations corporelles, ses expériences sensorielles, représente une porte d’entrée du trauma.


Le ressenti, la compréhension, l’ observation du lien entre le langage corporel et le dialogue verbal, les pensées, les émotions vont déclencher le changement : l’ autorégulation interne, le traitement de souvenirs, la réintégration de sa vie par annulation des symptômes.


Le corps est le vecteur principal de l’ exploration du traumatisme.

Les symptômes vont être des stimulis, une alarme déclenchée par le corps, pour pousser la personne à prendre soin    d’ elle, à se protéger, à aller en soin.

Il est si important de travailler en collaboration avec le corps, il est le support de guérison, sans lui « la boucle n’ est pas bouclée ». Car le trauma est un inachevé de mouvements ne demandant qu’ à aller jusqu’ au bout de ce qui n’a pu l’ être au moment du trauma ; par exemple hurler si cela n’ a pu être fait.

Votre corps sait toujours.

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